La découverte du trèfle d’eau
Les personnes en formation « Guide-Nature » réalisent désormais plusieurs de leurs travaux pratiques dans la réserve naturelle du Vogelzangbeek et le vallon du Meylemeersch. Encadrés par Claire Baudoux, écopédagogue au sein Des Cercle des Naturalistes de Belgique (CNB), ils parcourent les différents milieux de la vallée à la recherche des plantes indigènes afin d’étudier l’organographie florale, d’effectuer des observations fines des fleurs et d’apprendre à reconnaître les espèces les plus caractéristiques de notre flore.
Ces journées de terrain sont également l’occasion de belles découvertes botaniques. Sur le bord du petit étang du vallon du Meylemeersch, le regard s’arrête parfois sur quelques fleurs blanches étoilées émergeant au-dessus de l’eau : le trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata). Cette espèce typique des milieux humides est devenue assez rare en Belgique et bénéficie aujourd’hui d’un statut de protection. La nouvelle liste rouge de la flore de Wallonie, publiée en avril 2026, la classe désormais parmi les espèces « vulnérables ».
La présence du trèfle d’eau renforce encore l’importance biologique du vallon du Meylemeersch. Le CCN Vogelzang et la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux militent actuellement pour préserver ce site remarquable face à différents projets de construction. Et il suffit d’y passer quelques heures pour comprendre pourquoi. Le vallon abrite une faune et une flore exceptionnelles : l’une des rares colonies de corbeaux freux de la Région bruxelloise, des chouettes chevêches présentes dans l’ancien verger de la ferme du Meylemeersch ainsi que sept espèces de chauves-souris.



